Un métier de passion

Le solier est celui qui assure la mise en œuvre des revêtements de sol souples et de revêtements muraux comme le linoléum, les sols PVC, 
les parquets stratifiés, les revêtements muraux collés ou les textiles… Le métier de solier possède de nombreux atouts. Il se pratique en intérieur, est diversifié, et permet de laisser s’exprimer le potentiel artistique du poseur grâce au côté décoratif des revêtements.

LE SALAIRE DU SOLIER

LE MÉTIER DE SOLIER

LE SOLIER

Pierre, solier depuis 20 ans 
répond à tes questions

C’est un métier du bâtiment. On parle souvent de « poseur de sol » mais la véritable appellation est bien « solier ». Le solier est celui qui assure la mise en œuvre des revêtements de sol souples et de revêtements muraux comme le linoléum, les sols PVC, les parquets stratifiés, les revêtements muraux collés ou les textiles… c’est un des derniers corps de métier avec le peintre, les agenceurs et une partie de la menuiserie à intervenir sur le chantier. Le solier est donc un professionnel de la finition. Il pratique son métier à l’intérieur, à l’abri des intempéries, c’est un des avantages du métier.

Ce qui me plaît dans ce métier, c’est d’abord sa diversité. On travaille avec toutes sortes de revêtements : linoléum, moquette, PVC et chacun a sa spécificité. Le métier est de plus en plus technique et nous devons nous adapter en permanence aux évolutions des produits. C’est aussi un métier où le savoir-faire traditionnel du poseur est recherché. Sans oublier le côté décoration d’intérieur. Il nous arrive, par exemple, de conseiller la clientèle pour le choix des revêtements ou un style de décoration. C’est donc un métier qui évolue avec le temps, et nous avec.

Il y a 3 phases :

D’abord, je m’occupe de la préparation : décaper, poncer, nettoyer, niveler pour rendre les surfaces parfaitement lisses. C’est très important pour la qualité du travail rendu, les sols et les murs doivent être impeccables.

Ensuite, c’est le travail de découpe: il ne s ‘agit pas de se tromper dans les dimensions, mais au contraire de bien planifier la quantité de revêtement nécessaire pour ne pas gâcher de matériau.

Enfin, c’est la pose, proprement dite, qui peut comporter des parties plus délicates comme la découpe pour le passage des portes, des tuyaux, ou des contours d’une cheminée par exemple…

Un bon poseur ? Pour moi, c’est celui qui est organisé et minutieux, qui réfléchit à son travail. Bien sûr, il faut avoir des compétences manuelles, et puis, le bon poseur est aussi celui qui a un certain sens esthétique pour pouvoir juger du travail bien fait. Après, je dirai qu’il faut être polyvalent, et ne pas négliger les qualités relationnelles qui sont importantes dans le métier, ne serait-ce que pour conseiller les clients, par exemple.

Un métier d’avenir ? Sans aucun doute, et je peux te dire qu’il y a de vraies opportunités dans la profession. D’ailleurs, tu peux te renseigner, le bâtiment a besoin de soliers et les entreprises embauchent dans toute la France. Si « tu en veux », si tu es motivé, tu peux vraiment faire carrière et devenir chef d’équipe, comme moi, en quelques années. Après quelques années d’expérience et avec des bases en gestion et en comptabilité, tu peux même créer ta propre entreprise.

Côté salaire, tout le monde le dit, c’est un des métiers du bâtiment où on peut le mieux gagner sa vie. Il y a des grilles salariales de base, comme dans tous les métiers du BTP, mais tu t’en doutes bien, le salaire est fonction de ta qualification et de ton expérience. Moi je dis que celui qui est motivé n’aura aucun mal à progresser dans cette filière.